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Présentation

Contexte du programme

" Le pôle ARVE INDUSTRIES s'inscrit dans un territoire spécialisé autour de l'usinage complexe et de la mécanique de précision. Les thématiques du pôle ARVE INDUSTRIES couvrent les procédés (coupe/usinage, qualité, matériaux et traitement), la mécatronique, et l'organisation (performance industrielle, conception collaborative).  Un des objectifs du pôle est l'évolution des entreprises de la sous-traitance vers de nouvelles formes organisationnelles et l'intégration de compétences nouvelles pour concevoir à moyen terme des produits plus complexes. Cette évolution vise notamment des produits mécatroniques alliant mécanique, électronique et informatique. " Extrait de la feuille de route Arve Industries phase 2.

Ce programme "Tolérancement et Qualité" s'inscrit dans le cadre du domaine d'activité stratégique "Qualité et performance" .

Enjeux stratégiques et économiques

Une part importante de l'économie nationale est basée sur la production manufacturière et mécanique (Biens de consommation courante, sous-traitance automobile, équipements industriels, aéronautique, domotique, bureautique....). A elle seule, la filière automobile représente 10% des emplois salariés de l'hexagone, soit 2,1 millions de salariés.

  • Fiabilité des systèmes mécaniques, hydrauliques (moteurs, freins, etc.)
  • Protection de l'environnement: diminution des rejets de CO², des niveaux sonores, de la consommation d'énergie.

Le travail du concepteur est de traduire ces demandes du marché ou fonctions sur des documents techniques par des spécifications sur des caractéristiques définies et mesurables des produits et pièces à fabriquer. Dans le cadre d'une relation client - fournisseur (ou donneur d'ordres / sous-traitant), ces documents de définition sont contractuels et serviront de base pour juger la conformité des pièces livrées.
Compte tenu de l'incertitude inhérente à chaque procédé, le concepteur devra définir autour de la valeur idéale ou valeur cible de la caractéristique spécifiée qui garantit un fonctionnement idéal, une tolérance qui permettra au producteur de produire au moindre coût tout en assurant la fonctionnalité.

L'une des grandes problématiques, quasi-quotidienne, de la filière d'entreprises constituant une chaîne qui va des fournisseurs de matières premières jusqu'aux constructeurs, pour répondre à ces exigences de marché, est de respecter ces tolérances. Pour ce faire, elles doivent avoir la préoccupation constante de l'amélioration de la maîtrise de la qualité de leurs produits.

La mauvaise maîtrise des tolérances par un maillon de cette chaîne aura des conséquences sur le fonctionnement du produit final. En effet tous les produits étant constitués par l'assemblage de composants, il est nécessaire de maîtriser, à tous les niveaux de cette chaîne, la qualité de ces composants (géométrie, propreté particulaire, aspect, caractéristiques métallurgiques, etc.) pour permettre leur assemblage d'une part et d'autre part obtenir les critères de qualité de fonctionnement visés.
On pourrait croire ces problèmes résolus, tant l'industrie mécanique est ancienne. En fait il n'en n'est rien. La croissance des volumes de production, l'externalisation de la fabrication voire de la conception, la croissance des exigences de qualité sur les produits, sont autant de facteurs qui, au contraire, conduisent à des difficultés nouvelles de maîtrise de la qualité des produits.
Les conséquences directes sont immédiates, visibles et coûteuses et toutes les entreprises peuvent témoigner de telles conséquences, par exemple :

  • Délai de mise au point allongé
  • Difficulté de définition des tolérances qui doivent être justes :

    • Trop large, des lots de pièces constituant d'un produit peuvent être conformes mais l'assemblage résultant totalement non conforme
    • Trop étroite, l'assemblage peut fonctionner correctement mais la production des pièces est plus difficile et le coût plus élevé

  • Rejets de pièces ou lots non-conformes par rapport aux spécifications géométriques, principale source de litiges entre clients et fournisseurs
  • Spécifications de propreté particulaire exigées actuellement par les constructeurs automobiles sans rapport avec la fonctionnalité recherchée. Les niveaux spécifiés sont élevés et très souvent non atteignables (50% de livraison hors spécification selon une enquête CTDEC de 2006). Les coûts de production et contrôle sont augmentés sans pour autant permettre une obtention du niveau exigé.

Les conséquences indirectes sont peut-être les pires :

  • Perte de notoriété, de marché, d'activité.
  • Bilan écologique défavorable : Plus d'énergie consommée, de produits directs et indirects à traiter, à recycler (outillage, effluents).

L'amélioration de la maîtrise de la qualité doit permettre de diminuer les coûts de non qualité qui sont généralement de l'ordre de quelques pourcents du chiffre d'affaire.
Elle peut aussi agir au niveau de l'augmentation de ce chiffre d'affaire et donc être un réel vecteur de croissance, en permettant d'aller plus vite et mieux dans tous les domaines de l'entreprise. Donc répondre mieux et plus vite aux clients.
Les entreprises peuvent faire, de la qualité de leurs produits et de la maîtrise de la variabilité de leurs caractéristiques, un atout stratégique supplémentaire face à la concurrence des pays en fort développement économique pour conserver et développer leurs activités et leurs parts de marché. Actuellement, dans un environnement mondial, les machines très performantes sont identiques quels que soient les pays. Les méthodes et outils sont par contre souvent anciens, ne permettant pas une exploitation optimale de ces machines. La différenciation peut donc se faire au niveau des compétences humaines, dans les activités périphériques ou connexes à la production, par l'apport de méthodes et produits innovants.

Les enjeux du développement durable

Dans le cadre du grenelle de l'environnement, le groupe de travail 3  "Instaurer un environnement respectueux de la santé" a définit 4 catégories d'actions à mettre en place :

  • S'assurer d'une cohérence d'action globale visant à établir une harmonie entre environnement et santé humaine.
  • Réduire drastiquement l'émission et la dispersion dans les milieux (air, eau, sols et sédiments) des polluants connus pour leur caractère nocif pour la santé.
  • Prévenir ou anticiper les risques liés aux produits, aux techniques et aux modifications de l'environnement.
  • Renforcer et partager les connaissances dans le domaine des liens entre la santé et l'environnement.

 La région Rhône Alpes a inscrit sa politique dans cette démarche de développement durable. Elle propose des actions en faveur des entreprises qui s'engagent vers la maîtrise de l'énergie et la protection de l'environnement.

Localement, le SIVOM de la région de Cluses a mis en place une action "Arve pure 2012" qui propose une assistance aux industriels pour diminuer le niveau de pollution par les métaux et les hydrocarbures de la rivière.
Dans les années à venir, les entreprises qui n'auront pas mis en place les mesures nécessaires afin de réduire l'impact sur l'environnement et la santé auront plus de difficultés à continuer d'exister :

  • La pression règlementaire va augmenter ; Une des actions identifiées par le Grenelle est de "Renforcer le principe de responsabilité environnementale pollueur payeur et les contrôles".
  • Les clients, l'opinion publique, les employés seront de plus en plus exigeants dans ces domaines.

Pour réduire l'impact environnemental et sanitaire de leur activité, produits ou services, les entreprises doivent adopter une stratégie de management et des procédés de fabrication plus "verts" : éco-conception, recyclage, développement durable, maîtrise de l'énergie, réduction des polluants...
Outre cet impact, ces décisions sont un véritable atout pour le développement des entreprises ; elles leur permettent d'aller plus loin en matière de gestion de leur image, mais aussi de qualité et de compétitivité de leurs produits.